Les effets du sport sur le cerveau

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Les effets du sport sur le cerveau

Bouger, c’est bon pour la santé. Mais pas seulement pour celle du corps ! Notre cerveau en profite grandement. Au point que l’activité physique a des effets protecteurs, voire thérapeutiques, vis-à-vis de certaines pathologies mentales.

 

Sentiment de bien-être

La production de dopamine augmente dans le tronc cérébral.
Ce neurotransmetteur joue un rôle essentiel dans le système de récompense, ce qui explique pourquoi bouger donne envie de bouger davantage !

Autre bénévice : davantage de tryptophane est libéré dans le cerveau, et ce composé sert à la fabrication de sérotonine, laquelle joue un rôle important dans les structures cérébrales qui traitent nos émotions. De nombreux antidépresseurs agissent en augmentant la quantité de sérotonine disponible dans les synapses de notre cerveau.

Réduction du stress

Le niveau de cortisol associé au stress chute. Des quantités trop importantes de cette hormone dans le sang détérioreraient nos capacités à poursuivre des buts ainsi que le rappel des souvenirs. À long terme, elles détruisent aussi des neurones dans les zones clés de la mémoire.

 Plus de substance grise

La pratique régulière du sport augmente le volume de plusieurs aires cérébrales, dont le cortex préfrontal. Conséquence : chez les personnes âgées, l’amincissement habituel de ces zones peut être inversé.

Neurogenèse

Des expériences sur les animaux montrent clairement que le sport provoque la libération de facteurs de croissance et la formation de nouvelles cellules nerveuses dans l’hippocampe, un important centre des souvenirs.

 Une meilleure connectivité

Quand on s’entraîne physiquement, la substance blanche du cerveau se développe – elle est constituée d’axones, câbles de connexion interne du cerveau.
À cela s’ajoutent des travaux montrant que le sport augmente la formation de nouvelles synapses dans l’hippocampe.

 Création de nouveaux vaisseaux sanguins

Le sport stimule l’irrigation du cerveau. Dans de nombreuses régions apparaissent de nouvelles artères et veinules.

Changements fonctionnels

Le sport a des effets, non seulement sur l’anatomie, mais aussi sur l’activité du cerveau. Les clichés d’imagerie cérébrale pris pendant des tests psychologiques révèlent des progres d’activité neuronale différente chez des personnes actives physiquement, par rapport à des sujets inactifs. Des observations cohérentes vavec le fait que la pratique régulière du sport améliore les performances d’attention ainsi que les fonctions exécutives, notamment le contrôle de l’impulsivité et la capacité de planification


P. Smith et al., Aerobic exercise and neurocognitive performance : A meta-analytic review of randomized controlled trials, Psychosomatic Medicine, vol. 72, pp. 239-252, 2010.
A. G. Thomas et al., The effects of aerobic activity on brain structure. Frontiers in Psychology, vol. 3, art. 86, 2012. M. W. Voss, et al, Exercise, brain, and cognition across the life span, Journal of Applied Physiology, vol. 111, S. 1505-1513, 2011.

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